« Max Lemonnier, profession Samurai »

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article paru dans la revue Ceinture noire (n° 20)

 

Après cela, beaucoup auraient tout arrêter mais en 1982, c’est une nouvelle rencontre qui va vous permettre de continuer votre apprentissage du laï-Do. Ce second pygmalion, c’est Dominique Balta qui est président fondateur et directeur technique de Aream (Association pour la recherche des énergies dans les arts de mouvement), directeur technique national de COREAM (Centre pour l’Organisation et la Recherche des Energies dans les Arts Martiaux) pour la section : « Arts japonais », membre de l’Académie des Arts Martiaux Traditionnels, breveté d’état en aïkido, judo et karaté et fondateur de l’école Sei-No-Iki. J’aimerai que vous nous en disiez un peu plus sur cette école et sur Dominique Balta.

M.L. : Dominique Balta, je l’ai rencontré un peu comme j’ai rencontré mon Sensei. Après l’avoir perdu, je cherchais une école dans le même esprit et dans la même proportion d’apprentissage possible. Je ne veux pas citer de nom, mais ça a été très difficile. Dans beaucoup de Dojo l’esprit n’y était pas. Le relationnel qu’il y avait, était un relationnel de fric et d’apprentissage à la va-vite mais qui ne correspondait pas à ce que j’avais connu et que je voulais continuer à connaître. Donc j’ai cherché un Dojo qui correspondait à la suite de Sensei tout en sachant que je n’allais pas rencontrer une seconde chance similaire. Dominique Balta enseignait le sabre japonais dans un petit Dojo traditionnel. J’ai été le voir et l’approche a été exactement la même, une aura qu’on ne rencontre pas dans les autres Dojos d’arts martiaux. Le courant est passé tout de suite. La seule différence est que Dominique Balta est quelqu’un qui parle beaucoup, un peu comme moi, mais à propos d’énergies. Il est vraiment branché dessus donc pour une heure et demie de sabre on en faisait que vingt minutes, le reste du temps c’était beaucoup de respiration et de travail de mouvement et c’est ce que j’apprécie chez Dominique. Il est, lui aussi, d’une humanité extraordinaire. C’est un professeur que j’aime beaucoup. Il a énormément compté. Je suis resté avec lui près de sept ans et c’est lui qui m’a donné mon deuxième Dan et qui m’a permis de pratiquer son école comme directeur technique. Je devenais à la fois directeur technique de l’école de Kenzo Fukuma et de l’école de Dominique Balta.

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