Aïkido et santé

autodefense_dojo_dominique_baltaBeaucoup considèrent la pratique de l’aïkido uniquement sous l’angle martial.

Quelques-uns y voient des aspects subtils permettant de développer des ‹‹ pouvoirs ›› d’ordre quasi magique… Enfin, d’autres, après avoir pratiqué dans une école vraiment traditionnelle et dans le cadre d’un dojo respectant les valeurs prônées par les anciens maîtres, ont une approche plus réaliste et plus complète de la Voie aïki.

Dans notre école, l’aïkido global sei-no-iki, nous étudions non seulement pour acquérir une bonne technique martiale, mais nous développons une prospective d’amélioration de notre santé globale, physique et psychologique. Selon les cas, un état altéré de la santé ou les handicaps physiques ou psychologiques peuvent être améliorés par la pratique du sei-no-iki.

Techniques employées

En dehors des bienfaits apportés par une pratique martiale mesurée et consciente, les techniques proposées par l’aïkido global sont d’un autre ordre :

elles font appel à des stratégies mettant simultanément en œuvre des éléments constitutifs de la nature humaine d’ordinaire utilisés séparément, même par des techniques martiales relativement évoluées. Il n’y a que des voies traditionnelles, comme l’astanga-yoga, pour proposer des procédés d’ordre aussi global.

Les pratiques de santé s’expriment dans trois groupes étudiés tout d’abord séparément puis réunis par la suite, une fois les bases affirmées :

1) Exercices physiques, 2) Exercices respiratoires, 3) Exercices métaphysique.

Exercices physiques

Les exercices physiques comportent principalement des postures et des étirements utilisant les trois mouvement corporels engendrés par les muscles squelettiques : flexions, extensions, rotations. Ces éducatifs (undo) sont effectués d’abord en solo puis avec partenaire(s). Ils sont tous des adaptations de mouvements d’aïkido, détournés de leur aspect martial. À ce propos, nous

devons à Noro Masamitsu shihan l’idée et la mise au point de l’utilisation des mouvements de base de l’aïki pour en faire des exercices de santé.

Les exercices physiques ont pour but de renforcer la charpente osseuse et le tonus musculaire par le biais des étirements ; les assouplissements sont donnés par le biais de combinaisons de flexions et de rotations respectant les capacités de chacun, ce toujours en rapport avec des technique aïki.

Généralement, pour les débutants, les mouvements sont plutôt lents defaçons à laisser le temps de bien prendre conscience de ce qui est fait, tant auniveau de la technique que de celui de la sensation interne et des éventuelles répercussion émotionnelles produites. La vitesse, surtout pour un pratiquant débutant, est l’ennemi de la conscience. Par la suite une certaine vitesse peutêtre proposée, toujours dans les limites saines de chacun et sans provoquer detensions excessives.

À ce stade il n’y a pas d’exercice respiratoire précis : il faut simplement ne pas bloquer la respiration et se ventiler suffisamment. Toutefois certains détails sont donnés des les premiers cours, comme par exemple de bien surveiller lepérinée qui a souvent tendance à se contracter alors qu’il devrait être détendu.Certains éducatifs sont orientés sur la coordination gestuelle. Nombre depersonnes ont de grandes difficultés pour coordoner leurs membres entre eux,un peu comme un débutant pianiste qui n’arrive pas à rendre ses mainsindépendantes. G.I. Gurdjieff proposait des exercices coordination trèscomplexes de façon à développer des capacités de conscience accrue sur leplan physique qui étaient ensuite appliquées sur des plans vitaux plus subtils. Icinous ne faisons pas de tels exercices, trop complexes pour la majorité. Nous neproposons que des techniques simples mais reliant entre eux les planskinestésique, sensoriel, émotionnel, ce qui n’est pas si simple à effectuer sincèrement…

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